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Avis journalistique sur le concert à l'Olympia-17.10.12

Last post 11-21-2012 3:31 PM by ang?le. 0 replies.
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  • 11-21-2012 3:31 PM

    • ang?le
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    Avis journalistique sur le concert à l'Olympia-17.10.12

    Sur le site de Sound of brit :

    Keane a offert pour son unique date française un spectacle best-of digne d’un groupe confirmé.

    Elle est loin l’époque des Everybody’s Changing et consorts que le public chante à tue-tête pensant connaître Keane sur le bout de doigts parce que les Frères Scott quoi. Elle est loin l’époque où Keane entonnait des hymnes un poil pessimistes au travers de titres poignants tels que We Might as Well Be Strangers ou A Bad Dream. Pourtant, ses belles heures façon Keane, à savoir tout en mélodies et en émotions, se sont retrouvées, là, sur la scène mythique de l’Olympia où la formation britannique dispensait la seule et unique date française, si on excepte le très bon warm-up du Casino de Paris qui sonnait le retour du groupe sur scène.

    La scène justement, meilleur argument d’un groupe à qui on reproche de ne pas se renouveler. Il faut dire que leur seule tentative fût vaine. Résultat, Keane est revenu à ses basiques avec Strangeland, un formidable album où le fan lambda retrouvera ce que Keane sait faire de mieux, armé de son fameux piano, recette magique et mélodieuse capable de transporter un public. Cette même audience, parisienne de surcroît le fût ce soir-là. Elle n’a cessé d’enchaîner les standing ovations que le groupe a savouré, non sans émotion. Tom Chaplin n’a su que dire pour se mettre au niveau d’un public visiblement très réceptif, si ce n’est que cette date de concert reste la meilleure jouée par le groupe dans cette longue tournée européenne. 1h50 de show, 23 titres de l’inaugurant You Are Young à la conclusion coverisée d’Under Pressure.

    Un spectacle rôdé et sans fioritures où Keane a joué ses meilleurs titres dans une setlist qui ne comptait d’ailleurs, que des bons et beaux morceaux. Des pépites du dernière opus comme Silenced by the Night ou Disconnected aux classiques Bedshaped et Somewhere Only We Know. Un set tout en cohérence où Tom Chaplin et son fidèle Tim Rice-Oxley ont su ressortir la fameuse recette magique, cette union savoureuse entre la voix d’un compositeur assurément revenu au top – depuis 2006, il souffrait d’une addiction à l’alcool et à la drogue, et pas seulement parce que c’est rock’n’roll – et la mélodie si typique d’un piano sur des titres comme Sea Fog ou Try Again.

     Ce serait à s’y méprendre, mais Keane aurait presque joué ce soir un concert best-of que cela ne choquerait personne. Et pourtant, on est encore loin d’avoir un groupe légendaire devant nous. Juste quatre gars, dans le vent comme la tradition le veut, qui font le travail et forcent au respect. Indémodable Keane.

    Sur le site de Rockyourlife :

    Nouveau détour par l’Hexagone pour les britanniques du groupe Keane après un passage remarqué par le Casino De Paris en mai dernier. Inutile de dire que, pour l’occasion, les fans avaient répondu à l’appel en nombre, permettant au quatuor pop rock à succès de faire encore salle comble. Retour sur une prestation impeccable.

    La longue file qui patiente devant l’Olympia juste avant l’ouverture des portes, vers 18h30, témoigne de l’engouement que provoque chaque venue du groupe dans la capitale. Le public est assez mélangé, justement proportionné entre hommes, femmes, jeunes et moins jeunes, fans français mais aussi anglais. Tout ce petit monde se précipite dès que les barrières s’ouvrent enfin, afin d’être le plus près de la scène possible.


     Il faut encore attendre jusqu’à 21h pour voir enfin débouler les stars de la soirée KEANE, prenant place sous un tonnerre d’applaudissements dans un décor apparemment influencé par les thèmes du dernier album : une toile de fond ornée d’un grand soleil portant l’inscription "Strangeland", et quatre longs néons terminés par une boule suspendus au dessus de la scène. Et c’est sans perdre de temps que le groupe attaque avec un "You Are Young" qui anime immédiatement la foule. Les Keane ont de la chance, car ils bénéficieront ce soir d’un public ultra réactif de bout en bout, leur offrant une véritable ovation à la fin de chaque morceau et faisant preuve d’un enthousiasme sans faille quel que soit le titre joué. Et l’on peut voir que ça touche les membres, qui se jettent entre eux des regards presque surpris, un grand sourire plaqué sur le visage. Le frontman Tom Chaplin reconnaîtra lui-même avoir rarement vu un public aussi exceptionnel, tentant de le remercier en plaçant quelques mots en français.

    Conquise par l’énergie émanant de la foule, la formation met tout en œuvre pour ne pas faire retomber l’ambiance et va dérouler pas moins de 23 titres. Ce sont évidemment ceux du premier album, le désormais classique "Hopes And Fears", qui sont le plus repris dans la salle, avec en tête de liste "Somewhere Only We Know" et "Everybody’s Changing", mais les morceaux des deux suivants trouvent aussi un fort écho, notamment "Is it any Wonder?", "Spiralling" ou encore "Crystal Ball". Quant à ceux issus de "Strangeland", ils ne sont pas en reste puisque les britanniques en jouent presque une dizaine, tout aussi bien accueillis, dont le single "Silenced By The Night" et le très attendu "Sovereign Light Café", qui interviendra en rappel. Le spectacle est au rendez-vous entre un Tom Chaplin qui interpelle le public et occupe toute la scène et un Tim Rice-Oxley qui se déchaîne au piano comme si sa vie en dépendait. Le set est savamment dosé pour alterner tubes et morceaux plus doux, comme "We Might as Well Be Strangers", "Try Again" en acoustique, ou "A Bad Dream", sur lequel Tom Chaplin termine au piano en face-à-face avec Tom Rice-Oxley. Ces petites perles d’émotion permettent aussi de constater que le chanteur n’a rien perdu de sa jolie voix haut perchée, irréprochable en live.

    Après près d’une heure trente de show, le groupe quitte finalement la scène sous des applaudissements toujours aussi nourris, avant de revenir quelques minutes plus tard pour un incontournable rappel comprenant trois morceaux, dont le récent "Sea Fog". Puis la formation disparait une nouvelle fois apparemment pour de bon, mais revient finalement pour un ultime morceau, une reprise maitrisée du classique de Bowie et Queen, "Under Pressure", à laquelle se prête plutôt bien la voix de Tom. Cette belle soirée s’achève sur des applaudissements provenant autant du public que du groupe qui le remercie chaleureusement, avant de s’éclipser, pour de vrai cette fois-ci, à 22h50. 

    Magnifique performance des anglais de Keane, qui nous reviennent dans une forme olympique, pour le plus grand plaisir d’un public on-ne-peut plus fidèle. Bon, il ne nous reste plus qu’à dire : à quand la prochaine date ?

    Sur le site de Sound of violence :

    J'avais, je dois bien l'avouer, certaines appréhensions complètement infondées avant ce concert. Le public de Keane allait-il être composé en majorité de jeunes filles ? Le concert serait-il mollasson ? Les titres du dernier album allaient-ils occuper une place importante dans la setlist ? Ne vous méprenez pas, j'apprécie Keane depuis leurs débuts et l'album Hopes And Fears sorti en 2004. J'ai suivi leur carrière et leur œuvre avec attention. Mais leur dernier album en date ne m'avait pas convaincu et j'attendais de juger avec ce concert comment ils allaient gérer le spectacle de la tournée Strangeland.

    A 21h précises, Keane font leur entrée en scène. La foule est déjà très enthousiaste, et le groupe démarre le show avec le premier titre de l'album Strangeland, You Are Young. Succès immédiat. Le décor est plutôt simple : une toile de fond porte un soleil sur lequel est inscrit « Strangeland », et quatre grands néons lumineux sont suspendus au-dessus des musiciens. L'éclairage de l'Olympia se charge de produire les différentes atmosphères durant la soirée.
    Les anglais n'ont aucun mal à se mettre la foule dans la poche. C'est presque même trop facile. Le chanteur, Tom Chaplin, apprécie et en demande plus dès la deuxième chanson, Bend And Break, en criant « Give Me Some Love ! ». Le concert est bien lancé. La voix du quatuor chante avec une facilité impressionnante, occupe tout l'espace sur scène et apostrophe les spectateurs. Cinq titres seulement de la setlist ont été joués lorsque déjà l'applaudimètre atteint des sommets. Keane sont obligés de marquer une pause, et Tom Chaplin de passer l'oral de français avec un « Merci. Je t'adore aussi ».

    À sa gauche se trouve aux claviers Tim Rice-Oxley, second membre fondateur du groupe. Le piano et le synthétiseur sont les instruments moteurs de la musique de Keane, et si le chanteur porte le concert à bout de voix, Rice-Oxley, lui, le porte à bout de doigts. Richard Hugues à la batterie monte en puissance progressivement et Jesse Quin, plus en retrait, offre ses accords de basse et de guitare aux diverses mélodies de leur répertoire.
    Les morceaux s'enchaînent, avec des temps forts et d'autres plus calmes, mais les pics d'ambiance se font sentir durant les compositions tirées de Hopes And Fears : Nothing In My Way, Everybody's Changing, We Might As Well ou encore le tube Somewhere Only We Know représentent les fondations de leur répertoire et connaissent toujours le même engouement. D'autres chansons comme Is It Any Wonder?, Spiralling et Crystal Ball font remuer les épaules et sauter les plus excités, alors que The Starting Line, Bad Dream ou encore Sea Fog invitent les plus amoureux à se rapprocher.
    Et ce dernier album dans tout ça ? La setlist, composée de vingt-trois titres, inclus neuf des douze extraits de Strangeland, tous redécouverts avec enthousiasme. Ce disque passerait-il mieux en concert que sur ma chaîne ? Un premier rappel de trois titres, après une brève interruption, et déjà les fans installés au balcon se lèvent pour remercier la belle performance du groupe. Un second pour mettre tout le monde à genoux, avec une reprise maîtrisée d'Under Pressure, durant laquelle les esprits de Freddy Mercury et David Bowie planent au dessus de Tom Chaplin et Tim Rice-Oxley.

    Finalement, les craintes initiales se seront très vite dissipées avec beaucoup d'hommes dans l'assistance, dont une importante colonie anglaise, très active ce soir, un spectacle survitaminé et des musiciens dopés aux applaudissements et encouragements. Une belle et très convaincante prestation du groupe sur scène. De quoi changer d'avis sur ce dernier album, que je me suis empressé de réécouter avec plaisir dans le « Night Train » en rentrant à mon domicile.

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